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Déclaration du général à la retraite, ex-ministre de la Défense, Khaled Nezzar

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«C’est l’histoire qui se répète : le nom Nezzar est utilisé pour porter atteinte à la stabilité politique et, encore plus grave, à la cohésion de l’ANP.

Mon message s’adresse aux jeunes et à la majorité populaire qui, de par son âge, ne connaît pas forcément les détails de son histoire pour faire le juste parallèle entre ce que nous avons vécu dans les années 1990 et ce que le pays vit aujourd’hui. Une jeunesse qui s’alimente en informations par les réseaux sociaux, une évolution qui est en soi normale et à l’ère du temps. Sauf que ces médias sociaux sont aujourd’hui largement contrôlés par des puissances non gouvernementales, contrairement à ce que nous avons connu dans ces années 1990, où la notion de guerre Proxy (par procuration) était très vague.

En 2019, dans ce passé récent marqué par l’entredéchirement des forces politiques et militaires, les attaques contre le général-major à la retraite Khaled Nezzar ont repris de plus belle et bien avant le déclenchement du soulèvement populaire du 22 février. Des attaques qui n’étaient pas fortuites puisque, à travers lui, c’est toute une génération d’officiers qui était visée ; celle ayant combattu l’extrémisme ravageur créé dans des officines étrangères bien connues dans ces années 1990. Un schéma classique pour les révolutions provoquées – habilement – en utilisant les facteurs du malaise social du pays.

Dans les années 1990, l’objectif était clair : abaisser la souveraineté de l’Algérie en utilisant ses ressources internes, en manipulant sa jeunesse à laquelle on promettait un «avenir meilleur». Une jeunesse qui avait besoin, déjà à cette époque, de changement.

Dans les années 1990, les jeunes Algériens ont été utilisés et introduits dans l’arène politique brusquement, sans y être préparés. Ensuite, ce sont les divisions idéologiques qui ont été amplifiées par des tracts et certains médias lourds émettant de l’étranger en faveur de la partie la moins bien préparée aux enjeux démocratiques.

Il s’en est suivi les événements de la décennie noire que l’ANP a su maîtriser et combattre par sa cohésion d’abord.

En 2019, tous les symboles de résistance devaient être muselés pour la réussite d’un vaste plan déstabilisateur qui devait parachever ce qui a été entrepris dans les années 1990 en quatre étapes :

Tous unis contre le clan présidentiel : c’était l’objectif du 22 février 2019 et le slogan «Pas de 5e mandat !» s’est répandu.

Par la suite, après le 2 avril 2019 – démission du président Bouteflika –, le tour était venu de casser tous les symboles de résistance. C’est ainsi que les anciens dirigeants et symboles de l’ANP et de l’ALN – Mohamed Mediene dit Toufik, les dirigeants de l’ancien DRS, Hocine Benhadid, les moudjahidine Lakhdar Bouregâa, Djamila Bouhired, etc. – ont été salis et leur passé révolutionnaire remis en doute.

L’étape la plus difficile est celle qui est en cours et qui vise l’ANP avec le slogan «Madania machi ‘âskaria» ([Etat] civil et non militaire). Car si l’ANP tombe ou est déstabilisée, c’est l’Etat qui s’en trouvera anéanti.

Si l’ANP tombe, les problèmes de la région déborderont sur l’Algérie. C’est l’objectif d’une guerre Proxy (par procuration).

L’ANP est populaire. C’est sa force. Elle est composée des enfants du peuple, sortis des grandes villes et des douars. L’ANP n’est pas politique et ce serait une erreur de la politiser. Je l’ai dit l’été dernier à l’occasion d’une vidéo que j’ai diffusée à l’adresse des jeunes cadres de l’ANP, non pas pour qu’ils se rebellent, mais pour qu’ils prennent conscience de leur responsabilité. Notre ANP prend le relais lorsque les institutions du pays ne sont plus capables d’agir.

Heureusement, aujourd’hui, l’ANP est entre de bonnes mains. Le fait que les autorités militaires et politiques travaillent ensemble pour maintenir sa cohésion en est un signe. C’est le plus important.

Les actions d’assainissement qui sont en cours gênent des forces extraconstitutionnelles résiduelles. Ces groupuscules essayent d’entraver l’action du Président et du chef d’état-major de l’ANP en alimentant la confusion et en essayant de tromper l’opinion publique.

A ce propos, il m’importe de signaler qu’aucune discussion n’est en cours avec les autorités du pays, ni civiles ni militaires. Depuis mon exil en juin 2019, je n’ai jamais eu à discuter avec elles et je n’ai jamais exigé le départ de quiconque.

L’affaire dont mon fils et moi-même faisons l’objet est politique. Elle a été enclenchée sur ordre par l’ancienne équipe au pouvoir, dans un but de pure revanche et dans le cadre d’un agenda politique. Maintenant, cela se sait. Cette affaire ne pourra être résolue que par un acte politique seul à même de réparer cette injustice qui a poussé à l’exil, au-delà de ma personne, nombre de citoyens et cadres de la nation dont l’Algérie a grandement besoin aujourd’hui.

C’est parce que certains symboles de la résistance ont été réhabilités que les résidus tremblent à l’idée d’avoir des comptes à rendre pour la falsification de notre histoire, la fabrication du faux, le mal qu’ils ont fait à travers le montage et la manipulation de rapports judiciaires et l’emploi irresponsable des réseaux de propagation d’informations douteuses, humains et sociaux.

A ce titre, il importe aussi de rappeler que le 24 avril 2019, l’équipe dirigeante du journal en-ligne Algeriepatriotique avait décidé de fermer le site par responsabilité et par conscience du rôle néfaste que pouvaient jouer les sites d’information électroniques dans un contexte d’infoguerre. Car, à travers Algeriepatriotique, ce n’était pas les analyses constructives de journalistes professionnels qui allaient être appréciées, mais la parole du général Khaled Nezzar qui me causait un énorme préjudice.

Algeriepatriotique représente pour le général Nezzar une tribune lorsque les autres médias sont muselés. Point. Il n’est aucunement impliqué dans la ligne éditoriale du journal et ne dirige pas sa rédaction, animée par des journalistes venus de divers horizons et libres de leurs opinions.

Notre pays a subi, et subit encore, une infoguerre qui précède un agenda militaire régional. Une infoguerre qui a été enclenchée à une époque où certaines personnes du haut commandement militaire œuvraient à la réalisation d’un agenda politique loin de servir les intérêts de la nation.

L’idéologie prônée par ces individus – aujourd’hui, semble-t-il, éloignés du commandement militaire et de l’essentiel de la sphère politique – a, par contre, laissé des séquelles et des méthodes de propagande qu’il faut combattre. L’emploi irresponsable des réseaux sociaux pour orienter des informations douteuses et de réseaux humains dans certains plateaux de télévision doit cesser afin d’offrir à la jeunesse algérienne autre chose qu’un sentiment de rancœur. Sans cela, la reconstruction de l’Algérie sur des bases saines et éclairées ne reposera pas sur ses enfants.

A propos de la manipulation de l’information, l’Emir Abdelkader disait : «J’ai vu hier la maison des canons avec lesquels on renverse les remparts (Musée d’artillerie), je vois aujourd’hui la machine (l’imprimerie) avec laquelle on renverse les rois. Ce qui en sort ressemble à la goutte d’eau venue du ciel : si elle tombe dans le coquillage entrouvert, elle produit la perle ; si elle tombe dans la bouche de la vipère, elle produit le venin.»

Ibn Khaldoun, un autre penseur militaire, disait à propos de la manipulation : «Celui qui voudrait jouer au réformateur à la seule fin d’arriver au pouvoir mériterait de se heurter à des obstacles et dépérir à son tour.»

Aujourd’hui, du haut de mes 83 ans et avec l’expérience des guerres tout court, qu’elles soient informationnelles ou psychologiques, les procès de Paris et de Genève, les coups tordus tout au long de ma carrière de l’ALN à l’ANP, je suis en droit d’être rassuré par la voie que devra emprunter l’Algérie et que j’ai tant espéré voir se concrétiser, et ce, depuis l’Indépendance.

Face aux enjeux immédiats, nationaux et régionaux, le chemin des réformes est parsemé d’obstacles. En venir à bout nécessite du courage politique, des hommes rassemblés et engagés, et une armée qui active dans la cohésion à protéger l’autorité politique à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

J’invite les militaires et les civils à collaborer en symbiose, en tout temps et au sujet de toutes les questions d’intérêts nationaux de l’Algérie.»

Khaled Nezzar

Source: https://www.algeriepatriotique.com/2020/08/28/declaration-du-general-a-la-retraite-et-ex-ministre-de-la-defense-khaled-nezzar/

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